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Warren Buffet: L’Oracle d’Omaha

Warren Edward Buffett est né le 30 août 1930 à Omaha dans le Nebraska. Il est le fils de Howard Buffet, un courtier en bourse devenu membre du Congrès et de Leila Stahl. Après des études à l’université du Nebraska puis Columbia, Warren obtient un master en économie.

Il avait le sens des affaires dès son jeune âge. On raconte qu’à seulement six ans, il avait acheté six packs de Coca-Cola à l’épicerie de son grand-père, qu’il a revendus par la suite avec un bénéfice de cinq cents. Cinq ans plus tard il faisait son entrée dans l’univers de la haute finance, en achetant trois actions de Cities Service. Sa première expérience de vente fut très enrichissante. Le cours des trois actions avait chuté à 27 dollars l’unité, Warren les conserva jusqu’à ce que leur côte soit remontée à 40 dollars l’action, puis les vendit. Bientôt le cours de l’action allait grimper jusqu’à 200 dollars, et Warren regretta sa vente précipitée. Cette expérience lui a appris l’une des leçons fondamentales de l’investissement : la patience est une vertu.

En 1947, alors qu’il n’avait que 17 ans, Warren avait amassé 5.000 dollars, l’équivalent de 42.610,81 dollars en 2000. A cet âge, il avait obtenu son diplôme de fin d’études secondaires, et n’avait aucunement l’intention de s’inscrire à l’université. De son côté, son père avait d’autres projets pour lui, il l’encourageait à s’inscrire aux cours de la Wharton Business School de l’université de Pennsylvanie. Ce que Warren fit durant deux années, à l’issue desquelles il finit par abandonner. Il se plaignait du fait d’en savoir plus que ses professeurs.

De retour à Omaha, Warren Buffett suit des cours à l’université du Nebraska-Lincoln. Au bout de trois années, il obtient son diplôme et postule à la Harvard Business School, qui a rejeté sa demande à cause de son jeune âge. Déterminé, Warren s’adresse à Columbia où il est accepté. Il a comme professeurs les célèbres investisseurs Ben Graham et David Dodd

Son plus grand Mentor: Benjamin Graham

Benjamin Graham

Devenu célèbre dans les années 1920, Benjamin Graham est considéré comme un gourou de la finance. Ayant perdu la majeure partie de sa fortune lors du krach boursier de 1929, il a désormais appris à maximiser ses gains tout en minimisant les risques en investissant dans des actions à faible risque et à fort potentiel de rendement.

Son expérience lui a permis d’écrire « Security Analysis ». Depuis, il a écrit un autre livre « L’investisseur intelligent », un ouvrage fournissant de précieux conseils à l’investisseur ordinaire. Ce livre est considéré par Warren Buffett comme étant « le meilleur livre sur l’investissement jamais écrit ». Il a ensuite travaillé pour Ben Graham dans sa société d’investissement, la Graham-Newman Corporation.

En dépit de sa relation avec Ben Graham, Warren Buffet a fini par développer sa propre stratégie d’investissement.

En lisant une ancienne édition du « Who’s Who », Warren a découvert que son mentor était le président d’une petite compagnie d’assurance inconnue appelée GEICO. Après s’être déplacé au siège social de cette société, et avoir eu une longue entrevue avec son vice-président financier, Buffet acquiert GEICO par l’intermédiaire de sa société, Berkshire Hathaway.

Grâce à ses résultats positifs à la Columbia, Buffett se fait conseiller par son père et par Graham de ne pas travailler à Wall Street. Il propose à Graham de travailler gratuitement pour lui, mais il a refusé, préférant garder ces postes pour les Juifs n’ayant pas la chance de trouver du travail auprès d’entres entreprises.

Retour à Omaha

Déçu par le rejet de son ami, Warren Buffett décide de retourner chez lui, où il a travaillé dans la maison de courtage de son père. Durant cette période, il commence à fréquenter une fille du nom de nom de Susan Thompson. La relation se développe et le couple finit par se marier en avril 1952. Ils louent un petit appartement délabré pour 65 dollars/mois, et deviennent quelques mois plus tard parents d’une fille prénommée Susie. 

Durant cette période, l’activité professionnelle de Warren se limitait à de petits investissements dans une station Texaco et quelques biens immobiliers. Mais cet investissement a échoué. Il donne également des cours à l’université d’Omaha.

Un jour, Buffett reçoit un appel de Graham qui l’invite à travailler pour lui.  Après avoir accepté l’offre qu’il attendait depuis longtemps, Warren emménage avec sa femme et sa fille à New York. C’est durant ce travail que les différences entre les deux amis commençaient à apparaître. Alors que Buffett s’intéressait à la manière de gérer une entreprise et à ce qui pouvait lui permettre de se démarquer de ses concurrents, Graham n’était intéressé que par le bilan et le compte de résultats.

Après avoir constitué un capital personnel atteignant les 140.000 dollars, Warren Buffet préfère retourner encore une fois à Omaha, et crée avec sa sœur Doris et sa tante Alice, la société Buffett Associates Ltd, une entreprise très prospère qui lui a permis de s’acheter une maison surnommée « Buffett’s Folly », où il a eu deux autres enfants.

Alors que le Dow Jones n’a augmenté que de 74,3 %, le bénéfice des cinq premières années de la Buffett Associates Ltd s’élevait à 251,0 %. En 1962, sa société avait un capital de plus de 7 millions de dollars, dont 1 million de dollars était sa participation personnelle.

Ayant plus de 90 associés à travers les États-Unis, Buffet décide de fusionner les partenariats en une seule entité appelée « Buffett Partnerships Ltd », où l’investissement minimum s’élevait à 100.000 dollars.

La même année, Buffett fit la rencontre de Charlie Munger, originaire également d’Omaha. Les deux hommes se sont immédiatement rapprochés, et en plus d’une longue amitié, ils ont collaboré pendant une quarantaine d’années.

Dix ans après la création de Buffett Partnership Ltd, son bénéfice a augmenté de plus de 1 156 %, alors que le Dow Jones n’a augmenté que de 122,9 %. Les actifs de Warren Buffett avaient atteint 44 millions de dollars, et sa participation personnelle était de 6 849 936 dollars .

Tout en construisant son succès, Warren Buffett a refusé le partenariat à de nombreux comptes. La Buffett Partnership Ltd a enregistré en 1968 une hausse de 59%, soit le plus grand coup qu’elle ait réalisé depuis sa création. Une année plus tard, Buffett a procédé à la liquidation de sa société, en informant ses partenaires qu’il se trouvait dans l’incapacité de « trouver une quelconque aubaine sur le marché actuel ». Il a passé l’année 1969 à liquider le partenariat, en épargnant deux sociétés : la Berkshire Hathaway et la Diversified Retailing.

Berkshire est issue de la fusion en 1950 de Berkshire Fine Spinning Associates avec les sociétés textiles Hathaway Manufacturing Company. Buffet la rachète en 1962 et la transforme en société d’investissement tirant ses revenus de sociétés d’assurances, telles que GEICO.

Warren Buffett a réparti les parts de la Berkshire Hathaway entre ses différents partenaires, en les informant dans une lettre qui leur était adressée, qu’il n’avait plus aucune obligation envers eux et ce même s’il était impliqué dans l’entreprise. Il ne leur a cependant pas révélé s’il avait l’intention de conserver ses actions qui s’élevaient à 29% ou non. 

Charlie Munger, l’associé de Warren Buffet

Prendre le contrôle de Berkshire Hathaway

Alors qu’il s’était nommé directeur de la Berkshire Hathaway, Buffet avait mal assuré sa mission, conduisant presque la société à la faillite. Il a fini par nommer un président du nom de Ken Chace, lui déléguant la gestion complète de la société. Par ailleurs, ne pouvant attribuer des options d’achat d’actions au nouveau gestionnaire, Buffett avait consenti à lui prêter 18.000 dollars, lui permettant ainsi d’acheter 1.000 actions.

En 1967, intéressé par la National Indemnity, Buffet avait invité Jack Ringwalt, le fondateur et actionnaire majoritaire de cette société, pour une entrevue. Ringwalt a informé Buffett que l’action de sa société s’élevait à 50 dollars au moins, alors qu’auparavant elle valait 33 dollars l’action. Séduit, l’homme d’affaires a proposé le rachat de la National Indemnity, sachant que cette opération lui a coûté 8.6 millions de dollars.

Durant la même année, la Berkshire Hathaway a pu verser un dividende s’élevant à 10 cents sur ses actions. Buffett s’est alors nommé président du conseil d’administration de cette société. Il a écrit une lettre à ses actionnaires alors que cette tâche était confiée depuis quelque temps à Ken Chace. 

Durant cette même année, l’assurance rapporte 2,1 millions de dollars, la banque 2,6 millions de dollars, alors que les bénéfices du textile étaient de 45.000 dollars. Même si l’argent du textile est dérisoire, il va servir de flux de capitaux permettant la reconstruction de la Berkshire Hathaway, faisant d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. De nos jours, ce conglomérat est classé quatrième sur le plan mondial en matière d’appel public d’épargne. Ses actions ordinaires portent les symboles BRK.A et BRK.B à la bourse de New York.

Quelque temps après, Warren Buffett s’est vu proposer l’achat de See’s Candy, une société de fabrication de bonbons et de chocolat. Alors que les propriétaires s’attendaient à 30 millions de dollars, Buffett a offert alors la somme de 25 millions de dollars en espèces pour l’achat de See’s Candy. La vente fut conclue, et c’était le plus gros investissement que l’homme d’affaires ait jamais fait. Buffet estime que See’s Candy est le « prototype d’une entreprise de rêve ». Récemment, son ami de longue date Charlie Munger, a révélé en 1996 que la nouvelle acquisition de Berkshire Hathaway était la première entreprise de qualité que le conglomérat ait jamais acheté, sachant que Buffett ne s’intéressait alors qu’aux entreprises ayant des actifs sous-évalués. Depuis cet achat, Berkshire Hathaway investit davantage dans des entreprises bénéficiant d’une grande notoriété.

Les nombreux investissements de Buffett ont permis à Berkshire Hathaway d’évoluer. De 1965 à 1975, sa valeur comptable est passée de 20 dollars par action à 95 dollars. Aussi, c’est durant cette décennie que Warren Buffett a effectué ses derniers achats d’actions Berkshire, sachant qu’il n’en possédait que 29%. Plusieurs années plus tard, l’homme d’affaires avait investi quelque 15 millions de dollars dans sa société, avec un coût moyen équivalent à 32,45 dollars/action, portant la participation de Buffett à plus de 43%. 

La groupe d’assurance GEICO avait enregistré d’énormes pertes, ses actions ne valaient plus que 2 dollars l’unité. L’ayant longtemps délaissée après en avoir confié la gestion à une équipe inepte, Buffett a décidé de reprendre les rênes en 1976, après s’être rendu compte que l’activité de base était intacte. Depuis, Berkshire Hathaway a décidé de renforcer sa position dans le groupe GEICO, et a récolté d’énormes gains. Quelques années plus tard cet assureur est devenu une filiale de Berkshire Hathaway.

Changements dans la vie personnelle de Warren Buffett

Peu après, la vie de Warren Buffett a été bouleversée par le départ en 1977 de son épouse Susan Buffett, qu’il considérait comme « le soleil et la pluie dans son jardin ». Alors âgée de 45 ans, Susan a déménagé dans un appartement à San Francisco, car elle voulait poursuivre sa carrière de chanteuse tout en vivant seule, et ce en restant mariée à Warren Buffett. En dépit de ce changement, le couple est resté proche, Susan et Warren se parlaient quotidiennement, continuaient à effectuer leur voyage annuel de deux semaines à New York, et passaient du temps avec leurs enfants, notamment pour les fêtes de Noël, dans leur maison secondaire située en Californie.

Ce nouvel arrangement n’était pas du goût de l’homme d’affaires, cependant il a fini par s’y habituer. De son côté, son épouse avait chargé ses amies d’Omaha à aller dîner et voir un film avec son époux. Parmi elles, Astrid Menks, une serveuse qui travaillait dans le bar où Susan chantait. Une année plus tard, Astrid s’installe chez Warren Buffett.

Deux petits doigts pour se frotter l’un à l’autre

Vers la fin des années 70, la réputation de Warren Buffett grandissait de plus en plus. On prétend même que le cours d’une action augmentait de 10% dès que Buffett l’achetait. A cette époque, on négociait l’action de Berkshire Hathaway à 290 dollars l’unité. La fortune de l’homme d’affaires s’élevait à 140 millions de dollars environ, et il s’octroyait un salaire de 50.000 dollars qui représentait la totalité de ses liquidités, sachant qu’il n’a jamais vendu une seule action. Il avait même confié à un courtier que tout ce qu’il avait était lié à Berkshire et qu’il aimerait avoir quelques pièces de monnaie. Warren Buffett a commencé alors à investir pour sa vie personnelle, en achetant des contrats à terme sur le cuivre. A ce propos, Roger Lowenstein avait estimé dans son livre que Buffett était beaucoup plus spéculatif avec ses investissements personnels qu’avec ceux de la Berkshire Hathaway. 

Ces investissements spéculatifs ont porté leurs fruits, et Warren Buffett avait amassé en peu de temps 3 millions de dollars. A la réponse d’un ami qui lui avait conseillé d’invertir dans l’immobilier, Warren avait répondu en s’interrogeant sur l’intérêt d’investir dans l’immobilier alors que le marché de la bourse est nettement plus facile.

Berkshire Hathaway annonce un programme de dons de charité

En 1981, Charlie Munger avait proposé un plan de charité qui était une pratique courante à Wall Street, où le PDG choisit des bénéficiaires d’aides tels que des écoles ou des églises. Le plan de Charlie Munger, approuvé par Buffett prévoyait le don de 2 dollars par action détenue par les actionnaires de Berkshire, à des organisations caritatives de leur choix. Au final, les actionnaires de Berkshire Hathaway ont participé à ce plan, où ils ont donné des millions de dollars aux bénéficiaires de leurs choix. Les actionnaires avaient désigné 3500 bénéficiaires, parmi lesquels 800 établissements éducatifs, et 400 églises et synagogues. Quelques années plus tard, cette pratique a été abandonnée pour plusieurs raisons expliquées par Warren Buffett dans sa lettre aux actionnaires.

Le programme a finalement été abandonné après que les associés d’une des filiales de Berkshire, The Pampered Chef, ont été victimes de discrimination en raison de la décision controversée de Warren Buffett d’allouer sa part au prorata des contributions aux organismes de bienfaisance. Un autre événement important à cette époque a été le cours de l’action, qui a atteint 750 dollars par action en 1982. La plupart des gains pouvaient être attribués au portefeuille d’actions de Berkshire, qui était évalué à plus de 1,3 milliard de dollars.

De nouvelles acquisitions

En 1983, lors d’une visite au Nebraska Furniture Mart, un magasin de vente de meubles appartenant à une immigrante d’origine russe au nom de Rose Blumpkin, il a demandé à cette dernière si elle désirait vendre son magasin à Berkshire Hathaway. Mme Blumpkin a immédiatement accepté l’offre, en ajoutant qu’elle le céderait pour 60 millions de dollars. La vente a été conclue, et un contrat d’une page a scellé la transaction.

Un autre achat réalisé en 1984 est venu agrandir la Berkshire Hathaway, il s’agit de Scott & Fetzer (devenue aujourd’hui Scott Fetzer Company) , connu également comme étant le propriétaire de l’encyclopédie World Book et de la marque d’aspirateurs et d’accessoires de nettoyage Kirby. Possédant un quart de million d’actions, Warren Buffett avait proposé à cette société une fusion, alors que deux années auparavant Ivan Boesky avait offert 60 dollars par action pour un montant global de 420 millions de Dollars. L’offre de Buffett a été acceptée, et la transaction a été conclue en moins d’une semaine,  pour 315 millions de dollars. L’argent récupéré de l’arrêt de ses activités textiles, peu rentables, a permis la construction d’une entreprise puissante avec des concessionnaires basés dans plus de 50 pays à travers la planète. La décennie suivante a vu le cours de l’action grimper de 2600 dollars à 80.000 dollars, vers les années 90.

Importuné par les désagréments causés par sa célébrité lors des vols commerciaux, Warren Buffet achète en 1986 un jet privé d’occasion de la marque Falcon pour un montant de 850.000 dollars. Cet achat était indispensable en dépit de son sens de l’économie. Toutefois, et vu qu’il appréciait de plus en plus son jet, sa passion l’a poussé à acheter dans les années 1990 Executive Jet. Berkshire Hathaway prenait de plus en plus de valeur durant les années 80, et ce en dépit du krach d’octobre 1987. Alors que l’action de Berkshire passe de 4230 dollars à 3170 dollars. Ce jour-là, Warren Buffett perd 342 millions de sa fortune. Toutefois, loin d’être découragé ou contrarié par la correction du marché, l’homme d’affaires continue son travail.

Le jet privé de Warren Buffett

Acquisition de Coca-Cola

En 1988, Warren Buffett entame l’achat d’actions de Coca-Cola. Il en a acquis 7% pour un montant de 1,02 milliards de dollars.  Le président de Coca-Cola qui n’était autre que son voisin ignorait qui était derrière cet achat. Après quelques investigations sur les transactions, il découvre que les achats s’effectuaient depuis le Midwest et établit le lien avec Warren Buffett qu’il contacte.

Ce dernier avoue être derrière ces acquisitions en demandant au président de Coca-Cola de ne plus en parler avant que ses participations n’aient atteint le seuil de 5%. A peine trois années plus tard, les actions Coca-Cola qu’il détenait dépassaient la valeur de Berkshire Hathaway au moment où il a effectué l’investissement.

L’argent et la réputation de Buffett mis en jeu, pendant le scandale Salomon

En 1989, l’action de Berkshire Hathaway passe de 4800 dollars à 8000 dollars. La fortune personnelle de Warren Buffett est désormais de 3,8 milliards de dollars. Un montant à décupler dans les dix années suivantes. Mais avant que cela ne puisse arriver, Berkshire Hathaway devait faire face au scandale qui a secoué la banque Salomon Brothers, laquelle a transgressé les lois applicables aux adjudications de fonds d’Etat.  De leur côté, les pouvoirs publics ainsi que le Congrès tentent de trouver la meilleure solution permettant de réglementer le marché des bons de trésors.  Alors que la réputation du « sage d’Omaha » dépassait les frontières du Nebraska, il tente de rassurer Nicholas Brady, le secrétaire au Trésor du président George Bush.

Le scandale éclate, lorsque le négociant Paul Mozer est accusé d’avoir fait des malversations pour des bons du trésor américain entre 1989 et 1991. Il tente d’acheter plus des 35% autorisés par transaction individuelle. Le fait qu’il ait été démissionné n’était guère suffisant, une réelle crise de confiance s’est installée entre la banque et le public. Accusés de ne pas avoir alerté les autorités fédérales, trois responsables ont démissionné : le PDG John Gutfreund, son président Thomas Strauss et le vice-président John Meriwether.

Warren Buffet au tournant du millénaire

Pendant le reste des années 1990, le cours de l’action a atteint 80 000 dollars par action. Même avec cet exploit astronomique, alors que la frénésie des dot-com commençait à s’installer, Warren Buffett a été accusé de « perdre la main ». En 1999, lorsque Berkshire a annoncé une augmentation nette de 0,5% par action, plusieurs journaux ont publié des articles sur la disparition de l' »Oracle d’Omaha ».

Convaincu que la bulle technologique allait éclater, Warren Buffett a continué à faire ce qu’il faisait le mieux : allouer des capitaux aux grandes entreprises qui vendaient en dessous de leur valeur intrinsèque. Ses efforts ont été récompensés. Lorsque les marchés ont finalement repris leurs esprits, Warren Buffett est redevenu une star. Le titre de Berkshire a retrouvé ses niveaux précédents après être tombé à environ 45 000 dollars par action, et l’homme d’Omaha a été à nouveau considéré comme une icône de l’investissement.

Si vous avez envie d’apprendre à investir comme l’Oracle d’Omaha en 2020, je vous invite à lire cet article:

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